Les prochaines années seront cruciales pour la production porcine québécoise qui devra positionner son produit de façon habile afin de tirer son épingle du jeu. L'industrie fait donc face à des enjeux majeurs tels que la valorisation du produit québécois sur les marchés local et mondial, mais aussi l'établissement d'un plan de mesures d'urgence pour faciliter la gestion de crises en santé publique.
MARCHÉS INTERNATIONAUX
Plus de 80 % du chiffre d'affaires des exportations québécoises de viande de porc se réalise dans six pays. Les principaux clients des abattoirs de porcs québécois sont les États-Unis, le Japon, la Russie, la Chine, l'Australie et la Corée du Sud.
Trois abattoirs québécois se sont prévalus du nouveau programme de valorisation de la viande de porc. Ce programme a pour objectif de soutenir les abattoirs dans leurs nouvelles activités de mise en marché de la viande de porc québécoise. Cela tant pour les marchés domestiques qu'internationaux, pour les coupes de porc fraîches et les produits transformés. Ces actions visent à enrichir les relations d'affaires de la FPPQ et le soutien au développement de marchés.
En novembre 2009 s'est tenue la toute première édition du Congrès canadien sur la qualité de la viande de porc à Montréal. Né d'une initiative de la FPPQ, cet important séminaire avait comme objectif d'offrir une tribune canadienne pour discuter de la meilleure façon de valoriser la viande de porc du Canada sur les marchés locaux et internationaux. Près de 130 congressistes ont participé à cet événement.
MARCHÉ DOMESTIQUE
Environ 50 % du volume de porc québécois est commercialisé sur le marché domestique.
Quelques activités de communication visant un positionnement axé sur le terroir de la viande de porc et l'achat local ont été réalisées. La FPPQ a participé à la brochure À la découverte des Saveurs du Québec. Le carré de porc du Québec a été adopté pour une série de commandites de produits dans le cadre de repas gastronomiques.
La nouvelle plateforme publicitaire pour la marque Le Porc du Québec communique la grande versatilité des découpes de porc. La campagne comprend la production et la diffusion de trente différents messages télé, d'une campagne de publicité sur le Web et de l'adaptation du site leporcduquebec.com. Les premiers résultats de la campagne ont permis de noter une augmentation de 400 % de l'achalandage du site leporcduquebec.com. Toutes les capsules se retrouvent sur le site histoirederecevoir.ca.
L'osso buco de porc aux couleurs de la marque Le Porc du Québec !
Une première dans l'étiquetage du porc frais avec ce logo
Les osso buco de porc vendus chez IGA sont actuellement identifiés à la marque Le Porc du Québec. L'identification est possible, car le produit est découpé et emballé en usine, ce qui assure une provenance entièrement québécoise.
Les osso buco de porc, les carrés de porc, les lanières assaisonnées et une gamme de filets et côtes de porc farcis sont offerts dans les magasins. Ces derniers contribuent à la mise en marché des découpes à valeur ajoutée en élaborant notamment des activités promotionnelles avec des recettes. Les trois grandes bannières au Québec : Métro, IGA et Provigo Loblaw représentent plus de 90 % des ventes de porc au détail. Les plus importants volumes proviennent encore des côtelettes, rôtis et jambons. En 2009, les ventes au détail du porc au Québec dans les grandes bannières ont augmenté de 13 % en dollar et de 12 % en volume par rapport à 2008, selon la firme AC Nielsen.

La crise de la vache folle, l'éclosion de la fièvre aphteuse en Angleterre et la dernière crise de la grippe A (H1N1) ont été un avant goût amer de ce que pourrait être une crise réelle à la suite de l'éclosion d'une maladie animale exotique au Canada. À tort, nous avons souvent l'impression qu'une telle catastrophe ne peut se produire au Canada vu l'étendue du territoire.
La Fédération a reçu le mandat de la Table filière en 2006 de développer un plan de mesures d'urgence dans le secteur porcin. En 2008, la Fédération obtenait une aide financière du CDAQ et du Fonds de développement de la transformation alimentaire pour l'élaboration d'un tel plan de mesures d'urgence pour faire face à toute éventualité d'éclosion de maladie exotique.
La grippe A (H1N1) a permis de tester les premiers outils développés de ce plan de mesures d'urgence soit l'activation de l'équipe des communications et la création d'une cellule de renseignements vétérinaires. Au cours de l'hiver 2010, les décideurs partenaires au développement du plan de mesures d'urgence ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la démarche, et ce, malgré la période de crise économique qui sévit dans le secteur.




















