LE QUÉBEC, TOUJOURS À L'AVANT-GARDE
Pour que la production porcine québécoise continue de se démarquer, tant sur les marchés domestiques qu'étrangers, par l'excellente qualité de son produit, il convient de répondre avec le plus d'exactitude possible aux besoins des marchés et de mettre en place des mécanismes favorisant le transfert de l'information aux producteurs.
Les techniques modernes de production porcine utilisées au Québec, conjuguées au savoir-faire des producteurs et des productrices, font en sorte que le porc du Québec est reconnu mondialement pour son excellente qualité.
Cependant, les exigences des consommateurs sont de plus en plus élevées; ils veulent être rassurés quant à la qualité des aliments qu'ils achètent. Ils doivent être à la fois sains, nourrissants et produits dans le respect de l'environnement et du bien-être des animaux.
Pour mieux répondre à cette nouvelle réalité, conserver nos marchés et demeurer parmi les leaders mondiaux en production porcine, les producteurs et productrices de porcs du Québec ont mis de l'avant des programmes pour intervenir de façon intégrée au niveau de chacun des maillons de la chaîne de production.
Ces programmes regroupent les composantes suivantes :
Les techniques modernes visent la santé du troupeau qui permet d'offrir un produit des plus salubre aux consommateurs. Ce sont des animaux sains qui sont mis sur le marché, assurant ainsi à la population une viande de porc propre à la consommation. Le cheptel québécois fait l'objet d'un suivi vétérinaire régulier afin de maintenir ou d'améliorer sa santé. Fièvre aphteuse, peste porcine, brucellose, pseudorage et maladies vésiculaires sont absentes du paysage porcin québécois. Et c'est depuis 25 ans qu'il est exempt de trichine, un parasite microscopique transmissible à l'homme. De plus, les techniques modernes de production, dont l'élevage en sites multiples et la désinfection des bâtiments, comptent parmi les mesures mises en place pour réduire les risques de transmission des maladies.
L'usage des médicaments est rigoureusement contrôlé. Au Québec, contrairement à certaines provinces canadiennes, les producteurs doivent obtenir une prescription vétérinaire avant d'administrer un médicament.
Aucune hormone de croissance n'est autorisée en production porcine au Canada.
Afin de répondre aux attentes des consommateurs, les producteurs de porcs ont mis en place des interventions visant à offrir une viande de porc des plus salubre. Les producteurs de porcs du Québec ont adopté le programme Assurance qualité canadienneMD (AQCMD) élaboré par le Conseil canadien du porc et appliqué à travers tout le pays. Le programme est basé sur les normes HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point). Ces normes s'appliquent à l'industrie alimentaire au même titre que les normes ISO s'appliquent aux secteurs de l'industrie et des services.
L'objectif du programme : surveiller et contrôler les risques de contamination, qu'elle soit d'ordre biologique (comme les bactéries), chimique (comme les résidus de médicaments) ou physique (comme la présence de corps étrangers).
Pour en savoir plus sur le programme AQCMD .
État d'avancement des entreprises porcines québécoises au programme
« Assurance qualité canadienneMD » au 30 avril 2009
| Entreprises enregistrées | Entreprises certifiées | Porcs certifiés | |
|---|---|---|---|
| TOTAL | 2 886 | 2 812 | 98 % |
Pour en savoir plus : données régionales (PDF, 76 Ko).
La Chaire de recherche en salubrité des viandes
Pour développer des moyens de contrôle efficaces, une identification rigoureuse des sources de contamination s'avère essentielle pour tous les segments de la production, incluant la ferme.
Afin de concrétiser cette démarche, la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal a créé une Chaire de recherche en salubrité des viandes dont la Fédération des producteurs de porcs du Québec est membre fondateur. La Chaire de recherche en salubrité des viandes a pour objectif d'identifier de façon rigoureuse les sources de contamination.
Objectifs et priorités de la Chaire
- Accroître la connaissance de l'épidémiologie des principaux pathogènes alimentaires par la caractérisation génétique de ceux-ci
- Développer et évaluer l'efficacité des moyens de contrôle pour réduire le transport des bactéries pathogènes chez les animaux vivants, en condition expérimentale comme dans le champ
- Développer et valider de nouveaux outils diagnostics pour détecter les animaux ou les produits de viande contaminés
- Appliquer l'approche intégrée basée sur les normes HACCP en implantant toutes les technologies de pointe disponibles pour le contrôle des différents types de risque
Pour en savoir plus sur la Chaire de recherche en salubrité des viandes.

Partenaires pour un produit de qualité
Objectif : offrir une viande maigre, nutritive, tendre et savoureuse possédant les propriétés spécifiques à la transformation et à la conservation.
Pour y arriver :
- SE MESURER: pour plus de rigueur et d'uniformité.
ex.: la qualité des tatouages, les viscères (estomacs vides), les démérites, le poids et le rendement.
- COMMUNIQUER : pour favoriser la transparence et se comparer.
ex.: Porc-Trait, communication entre les abattoirs, les producteurs et la FPPQ.
- ACCOMPAGNER : par des formations et des outils au service des producteurs.
ex.: ateliers Porc-Performer sur la mise à jeun et le tatouage, Porc-Trait, régie pré-abattage, transport.
Nous avons tous des obligations de résultats afin de demeurer compétitifs.

Les conditions d'élevage sont des pratiques appliquées par les producteurs qui visent à respecter le bien-être des animaux par une manipulation appropriée des porcs et la satisfaction de leurs besoins essentiels; que ce soit à la ferme ou lors du transport à l'abattage.
Au Canada, comme dans la majorité des autres pays producteurs de porcs, il existe des guides de production ou des codes de pratiques qui peuvent servir de référence pour les producteurs et les conseiller sur les pratiques favorisant la santé et le bien-être des animaux. Cependant, ces codes demeurent des références et non pas un programme officiel de certification des bonnes pratiques et des exigences. Avec la venue du Programme BEA, les producteurs pourront démontrer non seulement qu'ils adhèrent à un principe de bien-être animal, mais ils pourront en faire la preuve selon une certification externe et de façon uniforme dans l'ensemble du Canada.
À ce jour, les producteurs de porcs appliquaient les pratiques décrites dans le « Code de pratiques recommandées pour les soins et la manipulation des animaux de ferme » publié par Agriculture et Agroalimentaire Canada. Ce code a été rédigé par la Fédération des sociétés canadiennes d'assistance aux animaux en collaboration avec tous les intervenants de l'industrie porcine (vétérinaires, chercheurs, producteurs, représentants gouvernementaux, etc.). Ce code est en cours de révision et sa nouvelle version sera publiée en juin 2013.
En juillet 2005, le Conseil Canadien du Porc a dévoilé son nouveau programme de bien-être animal en production porcine. Les producteurs de porcs canadiens ont pris la décision d'élaborer un Programme Bien-être Animal (BEA) afin de prouver aux consommateurs que les porcs qu'ils produisent respectent des standards reconnus pour les soins apportés aux animaux durant leur élevage.
Le Programme BEA est un complément au Programme AQCMD qui avait été lancé en 1998. Cependant, contrairement à la certification AQCMD qui est obligatoire au Québec, le Programme BEA est d'application volontaire.
Pour en apprendre davantage sur le Programme BEA.

Adopter des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement par la réalisation du Plan agroenvironnemental de la production porcine.
Pour en savoir plus, cliquez ici.

Grâce à la traçabilité, il sera bientôt possible de connaître l'origine d'un animal, son historique et surtout de le localiser en tout temps. Ce mécanisme permettra d'assurer une surveillance sanitaire de la ferme à l'abattoir, de protéger la santé publique tout comme celle des troupeaux et pourrait éventuellement fournir les renseignements utiles sur la santé, les pratiques d'élevage et la génétique. On prévoit démarrer l'implantation d'un système de traçabilité de la ferme à l'abattoir en 2009.
Pour ce faire, l'organisme Agri-Traçabilité Québec (ATQ) sera le maître d'œuvre de la mise au point et de l'implantation de l'identification et de la traçabilité au Québec. Les modalités d'application de ce système seront précisées dans une législation fédérale et provinciale.
Mission d'ATQ
Contribuer significativement à l'amélioration de la salubrité alimentaire et à la capacité concurrentielle du Québec. Pour ce faire, elle veille à développer, mettre en oeuvre et opérer un système d'identification permanente de traçabilité des produits agricoles tant du règne animal que végétal.




















